Dans une atmosphère conviviale, rires et conversations ont animé la grande table dressée au cœur de l’ancienne étable.
Chaque jour ils sont là. Chacun avec son savoir-faire, pour nous aider à rénover l’ancienne ferme en carré de Favarge en gîte pour groupes. Pour remercier les ouvriers, jardiniers, techniciens, ingénieurs, architectes présents sur le chantier en ce dernier jour avant les congés du bâtiment, nous avons eu le plaisir de leur préparer un repas de fête pour un moment de partage ensemble.
Ce moment chaleureux a permis de renforcer la cohésion et de souligner l’importance de chaque contribution à la réussite du projet, avant que chacun ne profite d’un repos bien mérité.
Bonnes fêtes de fin d’année !
Apolline & Thierry
P.S. Nos excuses et un grand merci à l’équipe de Wanty qui étaie en train de mettre la première couche d’asphalte sur la voirie. C’était un rush contre la montre pour eux pour terminer cette partie aujourd’hui. Nous avons quand même pu partager le dessert avec eux.
J’ai grandi dans un vieux verger haute tige avec entre autres deux grands pruniers. Ce n’est que lorsque les vieux arbres ont disparu que je me suis rendu compte à quel point c’était difficile d’acheter des bonnes prunes. Les recettes d’enfance de confiture et tartes fait maison m’ont marqué. Un jour je planterai mes propres pruniers 😉
En 2019, c’était chose faite. Nous avons planté cinq pruniers dans le verger haute tige de Favarge. Depuis cette plantation, la production de fruits s’est accrue chaque année, aboutissant à une récolte particulièrement satisfaisante cette saison.
Les meilleures recettes pour prunes?
Outre leur consommation en fruits frais, ces fruits ont permis d’expérimenter diverses recettes, notamment tarte, confiture, marmelade et jus.
Les tartes aux prunes sont un classique que nous maitrisons avec de multiples recettes.
Bien que le jus n’ait pas atteint la qualité escomptée, la confiture de prunes avec une touche cubaine s’est révélée très appréciée. Cette expérience sera renouvelée l’an prochain avec des quantités plus importantes pour compléter la gamme de confiture de prunes plus classiques.
Quel est la meilleure prune?
Le verger comprend trois variétés : Hauszwetsche, Belle de Louvain et Stanley.
La Belle de Louvain est une variété ancienne produisant des prunes bleutées de gros calibre à chair jaunâtre et juteuse. Jadis largement répandue dans la région, elle demeure prisée pour ses qualités pollinisatrices ainsi que pour la fabrication de confitures, compotes et pâtisseries. La récolte intervient généralement à la fin du mois d’août.
La variété Hauszwetsche se distingue par ses petits à moyens fruits à peau bleu-violacé foncé et chair jaune à jaune-orangé. Connue pour sa texture juteuse et son goût sucré subtilement épicé, elle se prête aussi bien à la dégustation en frais qu’à la préparation culinaire (tarte, confiture, compote). Sa fiabilité et ses qualités sont reconnues depuis plusieurs siècles. La récolte est en septembre.
Enfin, la variété Stanley, introduite au début du XXe siècle. Le Stanley offre de grandes prunes très sucrées, récoltées en septembre.
Semaine de l’arbre 2025
Peut-être une idée pour la La semaine de l’arbre en Wallonie qui se tient du 22 au 30 novembre 2025? Planter votre propre prunier ! Planter des arbres et des haies aide à maintenir et développer la biodiversité locale. Cela contribue à améliorer le cadre de vie en verdissant les jardins et autres espaces.
Beaucoup de communes organisent des actions spéciales. La ville de Braine-le-Comte organise sa Semaine de l’Arbre 2025 avec une distribution gratuite d’arbres et d’arbustes indigènes le samedi 29 novembre 2025, de 9h à 12h, sur le Parking de la gare. L’événement comprend aussi l’opération « Un enfant, un arbre », qui offre un arbre à tous les nouveau-nés de l’année, ainsi que des activités environnementales.
Vous venez gouter?
Pour découvrir les prunes fraîches du verger de Favarge et les produits dérivés, il est possible de réserver dès à présent un séjour pour septembre 2026. Un atelier culinaire à Favarge est parmis les options.
La conversion de l’ancienne ferme en carré à Favarge en gîte pour groupes a nécessité l’apport et le savoir-faire de plusieurs corps de métiers. Après la charpente, c’était au tour des maçons. Construire un nouveau mur avec des nouvelles briques, est une chose. Rénover un bâtiment ancien avec de vieilles briques est un défi différent. Nous avions besoin des deux.
Une entreprise de gros-œuvre qui avait le savoir-faire, une bonne équipe et une bonne organisation? Le choix s’est porté sur LGD Home SRL basée à Chapelle-lez-Herlaimont. Ils nous ont accompagnés tout au long du projet avec plusieurs missions bien définis, et beaucoup d’autres missions qui se sont rajoutées en cours de route.
Des murs en briques et en schiste
Lors de la rénovation et la transformation d’anciens bâtiments agricoles il y a pas mal de travaux de maçonnerie. A commencer par la rénovation de certains murs extérieurs qui étaient en mauvais état.
Ce souci du détail s’est également révélé crucial lors de la création de nouvelles ouvertures pour les fenêtres et les portes. La récupération des anciennes briques en vue de leur réutilisation sur place s’est imposée comme une évidence. Par ailleurs, il a fallu boucher les anciennes ouvertures devenues inutiles, une opération qui exigeait une parfaite maîtrise des techniques traditionnelles afin de préserver l’harmonie du bâti et sa stabilité. Ces interventions par LGD-Home témoignent de l’importance d’adapter chaque geste aux spécificités du bâtiment, tout en respectant son histoire et son esthétique originelle.
La stabilité des vieux bâtiments
Les bâtiments ont été construit avec les techniques de l’époque : ils ne connaissaient pas encore les semelles en béton comme fondation. Les fondations en schiste ou en briques simples ont dû être renforcées à certains endroits. Cela implique déblais et remblais pour renforcer certaines fondations.
Pour assurer la pérennité de la construction en voussettes de l’étable, nous avons dus rajouter une dalle de compression au-dessus.
La question de la stabilité des vieux bâtiments impose ainsi de nombreuses précautions et interventions spécifiques. Chaque étape devant être pensée pour garantir la solidité de l’ensemble sans compromettre l’intégrité du bâti existant. Ce souci de préserver les caractéristiques d’origine tout en assurant la durabilité nous a guidé dans chacune des décisions prises sur le chantier. Ce travail minutieux a permis de consolider les structures anciennes et de leur offrir une nouvelle vie, parfaitement intégrée à l’ensemble rénové.
L’humidité, un défi particulier
Les anciennes fondations ne possèdent pas de membrane étanche et sont en contact direct avec le terrain. L’humidité peut alors librement remonter dans les parois grâce à un réseau d’infimes canaux. Pour éviter cette humidité ascensionnelle, nous avons fait appel à Humihouse SRL, une société spécialisée de Manage. Ils ont fait des injections de Humabloc ® qui bloquent les remontées capillaires.
La ou les maçonneries existantes des fondations ont été dégagées provisoirement lors des travaux, LGD-Home a cimenté ces murs d’une couche de mortier en vue d’assurer une étanchéité.
Grâce à ces interventions ciblées, la gestion de l’humidité a pu être maîtrisée, contribuant ainsi à la préservation des matériaux et au confort des espaces rénovés. Cette attention portée à la qualité de l’air intérieur et à la protection contre les infiltrations s’inscrit dans une démarche globale visant à garantir la sécurité et la fonctionnalité du bâtiment.
Constructions en béton
Lorsque nous avons acheté la ferme, il manquait le bâtiment du poulailler et du four à pain. Ces deux bâtiments s’étaient effondrées début des années 90. La commune voulait que la ferme en carré soit refermée avec un bâtiment de petit gabarit. Nous avons opté pour une piscine intérieure. Les baies vitrées permettent de maintenir la transparence entre la cour intérieure et le jardin.
Radier en béton armé pour le sol du local piscine et le fond de piscine. LGD-Home a fait le ferraillage, le coffrage, la fourniture, la mise en œuvre du béton armé et le décoffrage.
Pour assurer le sécurité incendie, nous avons dû couler des escaliers en béton à l’intérieur et à l’extérieur.
Utilisation de la Pierre-Bleue
Les anciens boxes des écuries des chevaux de traits étaient en pierres bleus. Leur poids et dimensions rendaient l’extraction difficile. Trop lourds pour faire à la main et les ouvertures étaient trop petites pour y acceder avec une machine. Nous avons dû démonter les boxes un à un, pour les réutiliser dans la cour.
Les seuils en pierre bleues récupérés sur site, ont été réutilisé pour d’autres fenêtres et portes. LGD-Home a fait appel à L’artisan maçon-tailleur de pierre de Ragnies. Ce dernier est une entreprise traditionnelle spécialisée dans la taille de pierre. Il s’agit d’une petite structure où la recherche du bon geste, le respect du savoir-faire et le goût du travail bien fait sont des valeurs mises en œuvre chaque jour. Là ou nous n’avons pas su réutiliser des anciennes pierres, nous avons utilisé des nouvelles pierres des Carrières du Hainaut.
Les solutions mises en œuvre, telles que le choix des matériaux pour les marches et l’ajout de bandes anti-dérapantes sur la pierre bleue, illustrent le souci du détail et la volonté d’intégrer harmonieusement les nouveaux éléments à l’architecture existante.
Constructions métalliques
Coffrage et ferraillage pour les dalles de béton pour la piscine et dans la grange et les écuries. Poutres de ceinture en béton armé coulé sur place pour l’étable.
Pour tout travaux de gros-œuvre en rénovation ou construction, n’hésitez pas de contacter LGD Home SRL.
La Ferme de Favarge compte 8 bâtiments qui ont conservé leur aspect d’origine, échappant à la modernisation du XXe siècle. Au lieu d’installer une toiture en tôle, moins coûteuse, l’objectif était de restaurer l’ensemble des vieux bâtiments avec respect pour l’architecture traditionnelle tout en répondant aux normes actuelles. Dans le blog précédent nous avons parlé des charpentes et toitures de la remise, du grand porche et de la grange. La rénovation de l’étable représentait un défi particulier.
L’Etable
La charpente de l’étable était probablement la plus ancienne. Aucune pièce droite et l’ensemble dans un très mauvais état. La solution était radicale : tout à refaire.
Dans les anciennes charpentes, les liteaux (lattes en bois sur lesquelles reposent les tuiles) n’étaient pas toujours bien réguliers. On utilisait des bottes de pailles pour combler les irrégularités et assurer une meilleure assise des tuiles. C’est une photo de l’ancienne toiture de l’étable.
Après démontage de la toiture et de la charpente, il restait le bâtiment en briques.
La nouvelle charpente de l’étable prend forme:
L’ancien petit porche
L’ancien petit porche était en meilleur état. Les deux porches ont reçu une sous-toiture en douglas pour être plus résistant contre les vents.
Les écuries
Ancienne charpente des écuries était en bon état. Nous avant simplement du remplacées er les tuiles et rejouter une sous-toiture.
Le logis
Sur le logis, la moitié de la charpente était en bon état et l’autre moitié était à refaire, sans toucher aux tuiles sur le toit. Le défi bien réussi et visible dans les chambres 1, 2 et 3.
Dans tout projet de rénovation, il y a toujours des imprévus. Un de ces imprévus à Favarge était la découverte d’un souci avec la toiture de la tourelle. Nous l’avons fait rénover aussi pour éviter des problèmes ultérieurs.
Pour augmenter l’apport de lumière naturelle côté sud, nous avons demandé à CC-Bois de rajouter quelques Velux. En vue d’éviter une surchauffe en été, ils sont tous équipé d’un volet solaire.
Pour augmenter l’apport de lumière naturelle côté nord, nous avons demandé à CC-Bois de rénover la lucarne existante et rajouter quelques lucarnes en plus.
Le poulailler
Le bâtiment du poulailler et four à pain c’est effondré début les années 1990. Pour refermer la ferme en carré, nous l’avons remplacé avec un bâtiment du même gabarit en ossature bois pour abriter la piscine intérieure. C’est aussi le travail de cc-bois: une nouvelle construction en ossature bois.
Beaucoup de tuiles
Pour l’ensemble des bâtiments, nous avons choisi la tuile terre cuite Santenay de Wienerberger. Il s’agit d’une tuile dite “d’architecte”, adaptée à la rénovation des bâtiments patrimoniaux. Reconnue pour son utilisation en faible pente, elle doit sa notoriété auprès des prescripteurs à son profil semi-plat innovant, à la finesse et à la douceur de ses lignes. La tuile Santenay confère une touche de modernité aux bâtiments plus classiques. C’est une grande tuile contemporaine idéale pour des projets ambitieux. Avec plus de 1350 m² de toiture à couvrir, nous avons eu besoin de plus de 13.500 tuiles, soit 58 palettes. Lors de la livraison, la cour intérieure et les environs étaient remplis de palettes.
Et les restes?
Les anciennes tuiles ont été mises en tas sur site par CC-Bois. Elles ont ensuite été broyées sur place par la société Fabien Mabille de Braine-le-Comte. Il les a mis en big bag en vue de leur réutilisation, entre autres comme couvre-sol en fin de chantier. Cela illustre notre engagement à réutiliser au maximum tous les matériaux sur site.
Les restes de bois des anciennes charpentes et toitures ont été triés sur place. Les plus grandes pièces ont été mises de côté pour être réutilisées dans l’aménagement intérieur. Le reste a été récupéré par un voisin qui a également effectué un tri pour diverses utilisations.
Le résultat vu du ciel
Le travail de rénovation des charpentes et toitures à Favarge a été fait en multiple étapes. Entre ces étapes à Favarge, CC-Bois était occupé sur des constructions en ossature bois à Pairi Daiza. Si vous avez un projet de rénovation de charpente ou de toiture de vieille ferme ou une nouvelle construction en ossature bois, n’hésitez pas de contacter Charpente & Construction Bois.
Dans notre prochain blog c’est au tour du gros oeuvre.
La conversion de l’ancienne ferme à Favarge en gîte pour groupes a débuté en novembre 2023. La société CC-Bois a pris en charge la rénovation des toitures pour assurer une meilleure isolation et prolonger la durabilité du bâtiment. Les travaux s’achèveront en 2025. Le gîte ouvrira ses portes en 2026.
La conversion de l’ancienne ferme en carré à Favarge en gîte pour groupes a nécessité l’apport et le savoir-faire de plusieurs corps de métiers. Les travaux ont commencé en novembre 2023 avec les charpentes et les toitures.
Le défis
La toiture est la partie la plus exposée aux intempéries et aux déperditions de chaleur. Un problème de toiture peut entraîner des problèmes d’humidité, de moisissures et de dégradations importantes dans la structure du bâtiment. Rénover la toiture en premier assure une protection efficace contre ces problèmes, prévenant ainsi des dégâts plus importants et coûteux par la suite. De plus, une toiture rénovée permet une meilleure isolation thermique, réduisant les pertes de chaleur en hiver et les gains de chaleur en été, ce qui peut entraîner des économies d’énergie significatives. Enfin, une toiture en bon état est essentielle pour garantir la pérennité de l’ensemble de la construction, en protégeant la charpente et les murs.
Le défi était grand. A chaque coup de vent les tuiles de plusieurs bâtiments s’envolaient. Ayant été exposé à la pluie et aux intempéries, certaines charpentes étaient dans un très mauvais état. D’autres pouvaient être rénové. A part le bâtiment du logis, l’ensemble de tuiles étaient à remplacer. Nous avons également souhaité que les toitures soient capables de résister aux conditions météorologiques plus sévères dues au changement climatique.
Quelle société?
Quelle société est experte en rénovation de charpentes anciennes, installation de nouvelles charpentes traditionnelles et gestion des toitures? Nous avons trouvé Charpente & Construction Bois (CC-Bois) à Braine-le-Château. Une entreprise avec une passion pour le bois. Spécialisée en charpente et construction bois, CC-Bois allie savoir-faire traditionnel et technologies modernes pour des structures durables. CC-Bois a une équipe qui fluctue entre 10 et 20 employés. Leur travail, réalisé principalement de novembre 2023 à mars 2024, avec le logis terminé en octobre-novembre 2024 et la nouvelle construction en mars 2025, nous a impressionnés du début à la fin.
La Remise
CC-Bois a commencé les travaux avec la remise. Les poutres de la charpente avaient encore été taillées à la main. Les charpentiers d’époque utilisaient des haches (notamment la doloire) pour équarrir les troncs d’arbres.
Un des défis de cette charpente était de remonter les entraits sans bouger le reste de la charpente.
Défis réussis et visible dans le fitness et les deux chambres du premier étage.
Les grandes traverses du bâtiment, probablement récupérées d’une autre structure lors de sa construction vers 1820, montrent des marques d’usages variés. Elles restent visibles dans l’escalier et au plafond des chambres du rez-de-chaussée.
CC-Bois au travail sur le toit de la remise à Favarge en 2024
Le grand porche de 1829
À première vue, seules les tuiles étaient endommagées, la structure portante semblait intacte.
Cependant, après inspection, les deux sablières étaient pourries à leur ancrage dans la grange. CC-Bois a restaurée les sablières avec de la résine. Cela illustre bien la combinaison des méthodes traditionnelles et des techniques modernes.
Vous pouvez admirer ce travail en passant sous le grand porche du gîte de Favarge.
La grange
Au début du 20e siècle, la foudre a mis le feu à la grange, laissant des traces noires encore visibles aujourd’hui. Après l’incendie, la charpente a été rénovée et était en bon état.
Nous avons ajouté une sous-toiture et renforcé la charpente pour installer des panneaux solaires.
Si vous avez un projet de rénovation de charpente ou de toiture de vieux bâtiments, n’hésitez pas de contacter Charpente & Construction Bois.
Envie de découvrir le résultat? Inscrivez-vous sur le blog pour l’invitation de la journée porte-ouverte. Le gîte de Favarge vous attends, à 30 minutes de Bruxelles. Contactez-nous sur info@favarge.be ou au 067-76.02.34 pour réserver vos dates pour 2026 !
Le projet immobilier a pris plus de temps que prévu en raison de demandes de permis, de la crise COVID-19, de difficultés financières et de l’augmentation des coûts des matériaux. L’autorisation pour un gîte de 9 chambres a été accordée en juillet 2023, avec diverses installations. Les travaux ont débuté en novembre 2023.
Le projet a nécessité davantage de temps que prévu en raison de plusieurs facteurs. Comme pour tout projet immobilier, nous avons dû traiter de nombreuses demandes de permis d’urbanisme. La crise sanitaire liée au COVID-19 ainsi que des difficultés à obtenir le financement ont rallongé le calendrier. L’augmentation significative du coût des matériaux et la disponibilité limitée d’entrepreneurs qualifiés ont également imposé des ajustements réguliers du plan initial.
En juillet 2023, l’autorisation a finalement été accordée pour un gîte comprenant 9 chambres pouvant accueillir jusqu’à 24 personnes. Chaque chambre dispose de sa salle d’eau avec toilette. Les installations prévues incluent : une piscine intérieure, un espace bien-être, un fitness, une cuisine entièrement équipée, une salle à manger conviviale, un salon confortable, un home-cinéma, un espace de jeux, plusieurs terrasses équipées de barbecues et un vaste jardin. Sur le plan technique, deux parkings totalisant 19 places, une station d’épuration des eaux usées, des citernes d’une capacité totale de 30.000 litres pour la récupération des eaux pluviales, ainsi que des panneaux solaires couplés à des batteries sont prévus pour l’approvisionnement énergétique du site.
L’entreprise générale initialement retenue n’était plus disponible pour débuter les travaux dans un délai raisonnable. Il a été décidé d’organiser le chantier par corps de métiers séparés. Nous avions une préférence pour les entreprises locales et familiales. Une volonté pour utiliser au maximum les matériaux sur place et de sélectionner des matériaux de construction naturel et durable. C’est plus facile de dire que de faire, et par moment nous avons du faire des compromis et trouver un équilibre. Les travaux ont commencé en novembre 2023 par la réalisation de la toiture et des charpentes. La suite du projet sera détaillée dans notre prochain article de blog.
Le gouvernement wallon vise à planter 4000 km de haies vives entre 2020 et 2024. En 2020, 185 mètres de haies supplémentaires ont été plantés à Favarge. Les haies améliorent la biodiversité, protègent des vents, capturent le carbone et favorisent les pollinisateurs. Les citoyens peuvent s’engager pour la biodiversité avec Natagora.
L’objectif du gouvernement wallon est de planter 4000 kilomètres de haies vives en 2020-2024, soit un mètre par habitant. Début 2020 nous y avons contribué avec la plantation de 185 mètres de haies vives supplémentaires à Favarge. Ceux-ci se rajoutent aux 200 mètres de haies vives déjà présentes sur site.
Nous avons pris la liste des espèces indigènes pour la plantation d’une haie vive en région wallonne[i] comme source d’inspiration et opté pour un mélange de plus de 20 espèces différentes. Parmi les plantes que nous avons plantées en plus grand nombre, le houx commun, plante locale par excellence. Le Bois de la Houssière tient son nom du houx commun.
De façon évidente, la haie protège des vents. Le brise-vent le plus efficace est semi-perméable : il « filtre » le vent en le ralentissant. Un bon brise-vent le diminue de 30 à 50 %, jusqu’à une distance de 15 fois la hauteur de la haie. Avec les vieux bâtiments en haut de la colline, cela peut faire une grande différence.
La plantation de haies est une des manières pour sauvegarder la biodiversité. Les haies vives servent de refuge à une grande diversité d’animaux (oiseaux, petits mammifères, papillons, reptiles, etc.). La haie joue aussi son rôle comme capteur de carbone et contribue à limiter le réchauffement climatique. Nous avons aussi pensé aux abeilles. Les haies fleuries sont essentielles pour les pollinisateurs tout en embellissant le paysage. Les haies sont considérées comme la « colonne vertébrale » de nos paysages.
Que du bonheur pour les Brainois qui viennent se promener à la campagne à pied ou à vélo (avec le réseau points-nœuds Vhello).
Vous aussi vous pouvez contribuer à sauvegarder la biodiversité. Rejoignez le Réseau Nature de Natagora, un projet éco-social qui vous donne les outils pour accueillir plus de biodiversité dans votre jardin.
#Braine-le-Comte #Natagora #Biodiversité #vhello
[i] Arrêté ministériel exécutant l’arrêté du Gouvernement wallon du 8 septembre 2016 relatif à l’octroi de subventions pour la plantation d’une haie vive, d’un taillis linéaire, d’un verger et d’alignement d’arbres ainsi que pour l’entretien des arbres têtards https://wallex.wallonie.be/contents/acts/3/3132/1.html?doc=30202&rev=31775-20744
A la base il y a eu une réflexion sur l’identification d’un projet qui pourrait nous passionner tous les deux. La passion est une source d’énergie quasiment inépuisable, et de l’énergie il en faut beaucoup pour mener à bien un grand projet. Beaucoup d’idées sont passées en revue, dont je vous passe les détails. Mais pour nous, le rêve est de développer un gîte de grande capacité. Il n’y a pas de solutions miracles pour éviter que le rêve ne vire au cauchemar, mais une bonne préparation peut aider à éviter le pire. Voici quelques éléments de notre préparation.
La préparation prend du temps. Nous ne nous sommes pas précipités. Le temps fait mûrir le projet. Dans notre cas, cela nous a pris environ 12 mois avant de prendre la décision. Cela peut sembler beaucoup, mais cela nous a permis de développer plusieurs approches et de réaliser que plusieurs d’entre elles étaient impossibles à réaliser.
Nous avons cherché une formation qui pourrait nous aider à valider nos idées et à identifier et combler nos lacunes. En octobre 2016, la seule formation qui était programmé pour début 2017 était la formation organisée par le IFA-PME de Huy. Pas vraiment à côté de la porte avec 185km aller-simple, mais il faut parfois tester sa persévérance et motivation 😉. La formation « Création de gîtes et chambres d’hôtes » est organisée en collaboration avec deux associations : « Gîtes et Chambres d’hôtes de Wallonie » et « Accueil Champêtre ». De janvier à avril 2017, je suis parti au cours le mercredi après-midi et le samedi. Les cours étaient donnés par des gens qui avaient pour la plupart un gîte, ce qui assure un aspect très concret et pratique. La plupart des participants était très motivée. Bien que tout projet soit unique d’une certaine façon, il est très utile d’apprendre des autres participants quels sont leurs rêves, expériences et attentes. Comparer les différentes approches et partager les connaissances était une expérience très enrichissante.
Le Business Plan et le Plan Financier sont deux autres éléments clés d’une bonne préparation. Essayer de mettre sur papier l’idée que nous voulons réaliser est un premier pas vers le Business Plan. Ensuite bien décrire le projet, analyser le marché, la demande et l’offre du marché, les points forts et les faiblesses. Qu’est-ce qui distingue notre projet de l’offre existante ? Comment allons-nous aborder le projet ? De combien de temps avons-nous besoin? Le résultat : une cinquantaine de pages, sans compter les annexes. Ensuite partager le Business Plan du projet avec d’autres personnes, d’horizons très divers, pour détecter les faiblesses ou combler les lacunes. En fin de compte, le Business Plan ne doit pas être parfait, mais suffisant pour guider et cadrer la démarche.
Pour l’aspect financier, nous avons fait l’exercice du plan financier en triple exemplaire. Un premier plan sur base des données dont nous disposions et avec un modèle de plan obtenu lors de la formation. Mon comptable a fait le même exercice et j’ai également demandé au bureau de conseil Deloitte de faire un plan Financier. Bien que les données de bases étaient identiques, les résultats initiaux étaient différents. Cela nous a permis de raffiner le plan final. Passer auprès des banques avec le Business Plan et le Plan Financier était le prochain pas. Si cela ne tient pas la route, vous n’obtenez pas un crédit, ou un crédit à mauvais taux.
Dans le business plan il faut également intégrer une bonne analyse des risques pour pouvoir prendre la bonne décision. Il est impossible d’éviter tous les risques, mais une bonne analyse facilite d’ éviter certains risques et permet de bien gérer d’autres lorsque nous devons y faire face. Parfois il faut oser prendre des risques, et oser faire des fautes. Le projet parfait n’existe que sur papier.
Restez connecté pour connaître la suite de notre projet.
Voici ma première contribution à notre blog au sujet du projet de développement d’un gite de grande capacité dans les alentours de la région Bruxelloise. Ensemble, avec la famille et les amis nous recherchons souvent ce genre de gîte et nous avons constaté que le choix en Belgique est limité. Notre objectif est qu’il soit opérationnel début 2026. Curieux des étapes, de nos progrès, nos difficultés et nos succès?
Commençons par le début. En février 2016, nous avons décidé d’essayer de développer un gîte de grande capacité dans les alentours de Bruxelles (peu importe la région). L’idée est d’acheter un bâtiment historique avec de l’espace autour, et de le rénover. Au fil des mois nous avons visité de nombreux domaines en vente: des fermes, des moulins, des châteaux, des ateliers, des usines, des auberges, etc.
Cela nous amené à Pipaix, Taravisé, Etikhove, Nimy, Froyennes, Beauvechain, Deinze, Bonsecours, Mont Saint-Aubert, Renaix, Fosteau, Peruwelz et bien d’autres trésors cachés. Les uns plus beaux et idylliques que les autres. Nous avons parcouru des milliers de kilomètres dans notre petit pays et nos connaissances géographiques se sont substantiellement améliorées 😉
La plupart des domaines en vente nécessitent d’importants travaux de rénovation. Le problème est que la plupart de ces domaines sont trop grands pour une habitation unifamiliale et trop réglementées pour permettre un investissement. Le sort du Château de Noisy, qui a été démoli en 2016, ne nous étonne plus. Malheureusement, il y en a beaucoup qui subissent le même sort chaque année. Même les autorités publiques vendent leur patrimoine vu la difficulté ou l’incapacité de les rénover tout en respectant les règles. La vente aux enchères du château Ter Linden, à Alost, en mai 2017 en est un exemple d’actualité.
Plusieurs domaines étaient impossibles à rénover: pour la conservation du patrimoine il faut presque tout garder, mais pour répondre aux normes d’efficacité d’énergie il faut refaire tous les murs extérieurs et le toit, pour répondre aux normes de sécurité incendie, il faut refaire tous les plafonds et les murs à l’intérieur (sans toucher à la déco), etc. Le fait que beaucoup de ces domaines soient dans une zone de parc où il est interdit de rajouter un parking, rend la chose encore plus complexe.
Quelques autres critères rendaient la recherche encore plus difficile. Nous recherchions un domaine:
sans bruit de trafic ou industriel,
sans voisins rapprochés,
dans un beau paysage et jouissant d’une belle vue, et
facile d’accès et à moins d’une heure (100 km) de Bruxelles.
Nous avons perdu le compte du nombre de domaines visités et analysés. Pour un domaine nous avons passé des mois de travaux préparatoires (rencontres avec les autorités et les pompiers, analyse avec architecte et experts divers), et juste avant de pouvoir signer le compromis, un autre acheteur nous dévence.
Mais nous savions que tôt ou tard nous allions trouver l’idéal. Le 24 janvier 2017 nous avons visité une ferme en carré à Braine-le-Comte. Un peu au bout du monde (un chemin sans issue), mais ce fut le coup de cœur. Sans aucun doute dû en partie aux travaux de rénovation entrepris par les propriétaires. Après une analyse du domaine, de ses atouts et contraintes, après des rencontres avec les autorités (urbanisme et sécurité incendie), une étude de marché, une visite aux banques, nous nous sommes décidés le 30 mars 2016 et avons signé le compromis de vente.